42. Magasin à rayons Charles Ogilvy Limited

Charles Ogilvy Department Store on Rideau Street, 1947. Photo: City of Ottawa Archives

Perspective drawing by architect W.E. Noffke of new dry goods building to be erected at Rideau and Nicholas Streets by Mr. Charles Ogilvy. The Ottawa Evening Journal, May 12, 1906.

L: Charles Ogilvy in 1901. R: Undated photo of Ogilvy's store looking west on Rideau Street, ca. 1910. Photos: Topley Studio Fonds / Library and Archives Canada

Boys Clothing Department, Charles Ogilvy Ltd. Department Store ca. 1910. Undated Postcard: Ken Elder Collection

Perspective drawing by architect W. E. Noffke of enlarged store premises, Charles Ogilvy Limited Department Store Building. The Ottawa Evening Journal, May 10, 1917.

Charles Ogilvy Limited Department Store ca. 1919, after building was expanded southward toward Besserer Street. Photo: City of Ottawa Archives

Exterior decorations designed by architect A.J. Hazelgrove on front façade of Charles Ogilvy Limited building during the Royal Visit of King George V and Queen Elizabeth in May 1939. It was the first visit of a reigning monarch to Canada. Images: Library and Archives Canada / Mikan 4101961, PA-063461

 

Fourth and fifth storeys designed by noted architect A.J. Hazelgrove were added in 1932 and 1934 respectively. Advertisement: The Ottawa Journal, December 1947. Photo: City of Ottawa Archives

The Women's and Children's Department on Ogilvy's 2nd floor,1947. Photo: City of Ottawa Archives

The vacant building in 2005. Photo: SimonP / Wikimedia Commons

2016 concept drawing of the new Simons store clad in partial reconstruction of the former Ogilvy building facade. Source: Ottawa Citizen

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Construction : 1907 | 1913-1914 | 1931 et 1934 | 1960

Architectes : Northwood and Noffke | Werner Ernst Noffke | A. J. Hazelgrove | Hazelgrove and Lithwick / Burgess and McLean

Emplacement : 126-132 , rue Rideau, , Ottawa

 

En 1887, l’immigrant écossais Charles Ogilvy (1861-1950) ouvre une mercerie au 92, rue Rideau. Promettant « de la bonne marchandise, à juste prix, service compris », le magasin acquiert une réputation pour son rapport qualité-prix favorable et sa fiabilité. Le succès est tel qu’il a bientôt besoin de plus grands locaux.

Le nouveau magasin à rayons Charles Ogilvy Limited est construit en 1907. Le grand immeuble, appelé simplement « Ogilvy », sera un important point de repère sur la rue Rideau, à l’angle de la rue Nicholas. Il est conçu dans le style néoclassique par les architectes d’Ottawa Northwood et Noffke.

La structure d’acier de la construction de trois étages facilite l’aménagement de grandes vitrines au rez-de-chaussée (qui seront réputées pour leurs captivants étalages de Noël), sans les habituelles colonnes massives. Les murs extérieurs sont en brique chamois, agrémentés de détails en grès de l’Indiana. L’immeuble se distingue par son angle nord-est arrondi, ses panneaux d’allège aux motifs géométriques grecs et ses panneaux sur le thème « l’arbre de la vie ».

En 1913-1914, Werner Ernst Noffke (1878-1964) réalise les plans d’un agrandissement qui doublera les dimensions du magasin tout en respectant scrupuleusement son style. Il ajoute sept baies, et le magasin s’étend alors jusqu’à la rue Besserer.

L’architecte Albert James Hazelgrove (1884-1958) ajoute un quatrième étage, puis un cinquième, respectivement en 1931 et en 1934. Ogilvy devient ainsi le plus grand magasin à rayons d’Ottawa.

En novembre 1960, les cabinets d’architectes Hazelgrove Lithwick et Burgess McLean commencent la construction d’une annexe de deux étages, du côté ouest de l’immeuble principal et derrière plusieurs magasins de la rue Rideau.

Charles Ogilvy Limited fusionne avec une autre chaîne de grands magasins en 1984. Le modèle économique du secteur continue toutefois d’évoluer, et le magasin ferme les portes en 1986. C’est la fin d’une époque pour le commerce à Ottawa.

L’immeuble reste vacant jusqu’en 1995, quand il est acheté par la société Viking Rideau. Celle-ci entend l’intégrer au Centre Rideau.

En 2000, il est désigné en vertu de la partie IV de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario, au titre de son importance sur les plans de l’histoire et de l’architecture.

Viking Rideau conteste la désignation et demande l’autorisation de démolir l’immeuble. Le conseil municipal examine la question en février 2001. En fin de compte, il est convenu de conserver les façades des trois premiers étages, sur les rues Rideau et Nicholas, soit la configuration d’origine en 1907.

Dans le numéro printemps-été 2001 du bulletin de Patrimoine Ottawa, la présidente Carolyn Quinn résume les négociations menées en coulisse avec la Ville :

"Un compromis a été négocié avec le propriétaire, Viking-Rideau Inc., et la Ville : l’immeuble emblématique de cinq étages disparaîtrait... mais le tiers de la façade d’origine survivrait.

Patrimoine Ottawa a cherché un compromis plus ambitieux en collaborant avec la conseillère Elisabeth Arnold, membre du comité d’urbanisme. Nous avons obtenu l’adoption de trois conditions supplémentaires pour la démolition de l’immeuble : les propriétaires devront tenter de restaurer la façade originale – plutôt que de tout démonter en vue d’une probable utilisation ultérieure des matériaux, comme le prévoyaient les négociations initiales; un permis de démolir ne sera délivré que sur approbation d’un plan d’implantation; la démolition de toute partie des façades déclencherait l’application d’une clause sur le défaut de conformité tenant compte du coût de la conservation du mur sur place. Voilà un exemple de ce qui est une victoire pour les immeubles du patrimoine – surtout ceux au centre-ville."

En 2012, des discussions entre la société Cadillac Fairview (qui a acheté le site en 2011) et la Ville aboutissent à un protocole d’entente. Le document daté du 8 novembre prévoit le démontage et la réinstallation des façades d’origine, opération qui sera menée à bien en 2015 dans le cadre d’un projet plus vaste de rénovation du Centre Rideau.

Le solution de compromis, connu comme le façadisme, est considéré par certains une victoire pour les bâtiments patrimoniaux, notamment dans les centres-villes commerciaux. Parmi les professionnels de la conservation du patrimoine, il est considéré comme un acte de dernier recours.

Les façades reconstruites revêtent maintenant l’extérieur du magasin Simons, qui donne sur la rue Rideau et un nouveau centre commercial piétonnier en plein air.

 

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